SOCIETE DES VOLONTAIRES RONCEVAUX


Société déclarée ouverte aux anciens combattants et assimilés
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Mots-clés
ecusson
Derniers sujets
» CHRONIQUES DU MOIS DE JUIN 2017
Hier à 8:03 par CAL.50

» COMMANDO FRANCOIS - NINH BINH
Ven 9 Juin - 23:40 par CAL.50

» 1962 - LES FUSILIERS MARINS QUITTENT LE BARRAGE MAROC
Dim 4 Juin - 10:38 par CAL.50

» LE SIEGE DE PORT ARTHUR
Dim 4 Juin - 10:23 par CAL.50

» OPERATION MERKUR - INVASION DE LA CRETE
Dim 4 Juin - 10:21 par CAL.50

» OPERAZIONE C3 MALTA
Dim 4 Juin - 10:19 par CAL.50

» LES MINUTES DE L HEURE H
Sam 3 Juin - 15:08 par CAL.50

» FIN DE LA GUERRE FROIDE
Sam 3 Juin - 14:59 par CAL.50

» LA FRANCE DANS LE CONTEXTE
Sam 3 Juin - 12:38 par CAL.50

Juin 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
CalendrierCalendrier
Les posteurs les plus actifs du mois
CAL.50
 

Partagez | 
 

 QUI ETAIENT LES FRANCS TIREURS DES TERNES

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
PRESIDENT

avatar

Messages : 198
Date d'inscription : 06/06/2016
Age : 74

MessageSujet: QUI ETAIENT LES FRANCS TIREURS DES TERNES   Ven 10 Juin - 11:00


Crédit texte : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CAL.50

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 06/06/2016

MessageSujet: SOUVENIRS D'UN FRANC-TIREUR   Ven 10 Juin - 12:10

        
1870 - SOUVENIR D’UN FRANC-TIREUR

 

C’était au commencement de décembre, pendant le siège de Paris. Mon Bataillon de francs-tireurs avait pris position à Nanterre, aux avant-postes.
Un matin, on poussa une pointe dans Rueil, histoire d’apercevoir le bout du nez de l’ennemi.
Nous étions une quinzaine, le lieutenant nous commandait : un ancien des campagnes d’Afrique, d’Italie et du Mexique. Il faisait un bon petit froid sec, la terre gelée, craquait sous les clous de nos souliers.
Nous suivions une ruelle. On allait lentement, avec précautions, rasant les murs, l’œil et l’oreille au guet, la carabine armée. Ne voilà-t-il pas que soudain, à un détour, nous nous trouvons face à face avec une patrouille de chasseurs bavarois. De grandes   capotes sales des  casques de cuir bouilli. Giroux ne perd pas une minute :
« Rendez-vous ! leur cria-t-il »
Fusil à l’épaule, prêt à faire feu. Les Bavarois ne comprirent pas la phrase ; mais ils comprirent notre attitude et ils mirent la crosse au pied en nous regardant d’un air inquiet.
Leur officier s’approcha du notre :
« Monsieur, déclara-t-il en excellent français, je dois vous prévenir que j’ai là un piquet de cinquante hommes qui va vous écraser ».
Il nous désignait une maison  qui s’élevait à quelques pas. Giroux  paya d’audace :
« Et moi, Monsieur, répondit-il en tirant sa montre, je vous préviens que le reste de mon bataillon est sur mes talons, et je vous prie d’aller annoncer à vos cinquante hommes que, si dans cinq minutes, ils ne sont pas sortis sans armes ; on ira les relancer à la baïonnette ».
L’Allemand ne souffla plus mot, fit demi-tour, se dirigea vers la maison et y entra sans se presser. Nous attendîmes, assez anxieux de la tournure que prenaient les choses. Cinq minutes s’écoulèrent, puis dix. Je pensais : « Quand les brigands verront qu’on ne nous renforce pas, ils nous canarderont d’une jolie manière. Sans compter ceux qui sont ici, qui nous tomberons sur le dos. Entre deux feux. Pétrin complet ! »
Giroux mit le revolver au poing :
« Attention ! nous dit-il. Que la moitié d’entre vous désarme les prisonniers.
Brûler-leur la figure s’ils bougent. Je vais m’introduire dans le nid. L’autre moitié me rejoindra si j’appelle ou si vous entendez un coup de feu. »
 Il s’en fut droit à  la maison indiquée et y  entra. Plusieurs minutes passèrent ; puis notre lieutenant reparut bouleversé de colère :
Mes enfants, nous sommes volés. Pas plus d’Allemands que sur ma main. Leur officier s’est foutu de nous. Il a joué des jambes par une porte de derrière, et il est loin s’il court toujours. »
 L’autre jour, en passant par la rue de Sentier, j’avisai un quidam qui se tenait près d’une porte cochère vis-à-vis de laquelle on chargeait un camion. Il était habillé d’une façon cossue et fumait avec sérénité.
 Ce personnage me frappa par quelque chose de déjà vu, qui m’arrêta dans mon chemin. J’avais certainement rencontré ce crâne rasé. Par exemple où, quand et dans quelle circonstance. C’est ce que je ne pouvais m’expliquer.
Le quidam s’aperçut que je le considérais avec attention. Il me dévisagea à son tour, et me salua d’un sourire. Je m’approchais :
Est-ce que par hasard, j’aurais eu l’avantage… »
Il m’interrompit cordialement :
« Moi aussi je vous reconnais. Ça va bien ? Alors tant mieux. »
« Vous me reconnaissez ? »
« Parbleu ! Vous ne vous rappelez donc pas : à Paris, pendant le siège, ne faisiez-vous pas parti des francs-tireurs à la branche à houx ? »
« Oui, mais j’ai beau chercher… »
Oui nous nous sommes retrouvés ensemble. Dans une ruelle, un matin de décembre. Vous étiez en reconnaissance avec les vôtres. Moi, j’étais avec les miens, et je commandais une patrouille »
Je m’écriais avec stupéfaction :
« L’officier des chasseurs bavarois ! »
Il me répondit :
« Ia Wohl ! Ma foi, vous pouvez vous vanter de m’avoir fait passer une minute désagréable. En revanche, quel bon tour j’ai joué à votre satané lieutenant qui m’attendait devant la porte, pendant  que je m’esquivais de l’autre. »
« Ah ça ! Balbutiai-je interloqué, les détours de la maison de Rueil vous étaient donc familiers ? »
« S’ils m’étaient familiers ? » C’était la maison de campagne de mon associé, un de vos compatriotes, et j’y venais tous les dimanches en été, depuis des années. Car, tel que vous me voyez, je suis arrivé à Paris en 1860, avec 3 thalers dans ma poche. Aujourd’hui, je fais pour plus d’un million d’affaires. »
J’avais envie de l’étrangler. Il lut probablement cette  velléité dans mes yeux, car il recula en murmurant :
« Je suis sous la protection de vos lois, et il y a un gardien de la paix à l’extrémité de la rue. »
Ensuite d’un ton où il y avait de l’orgueil, de l’ironie et de la menace :
« D’ailleurs, nous sommes comme ça vingt-cinq mille à Paris ! »
 

Le Drapeau/1884
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JL73



Messages : 3
Date d'inscription : 11/10/2016

MessageSujet: Re: QUI ETAIENT LES FRANCS TIREURS DES TERNES   Mar 11 Oct - 21:01

PRESIDENT a écrit:

Bonsoir à tous. Je suis le rédacteur du texte ci-dessus lu au monument aux morts de Le Pont de Beauvoisin (73) en mars 2015 lors de notre AG et remise du drapeau départemental. Le texte est inspiré des archives trouvées sur le net et de quelques textes en ma possession. Bien cordialement

Crédit texte : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
QUI ETAIENT LES FRANCS TIREURS DES TERNES
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les tireurs embusqués : la terreurs des tankistes
» Le coran:Adam et eve etaient-ils nu ou habillés ?
» l' assassinat de kennedy . La photo de l' un des tireurs
» l' assassinat de Kennedy . Photo de l' un des tireurs
» Conseils pour les cheveux ternes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SOCIETE DES VOLONTAIRES RONCEVAUX :: HISTOIRE DES FRANCS TIREURS DES TERNES-
Sauter vers: