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 J.J. AUDUC, UN GRAND RESISTANT

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MessageSujet: J.J. AUDUC, UN GRAND RESISTANT   Mer 22 Juin - 19:40

Jean Jacques AUDUC



Il naît le 9 Juillet 1931  à Cérans-Fouilletourte près du Mans, dans le département de la Sarthe.
Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate, il est élève à l’école Marceau de son quartier de Saint Pavin. Malgré les difficultés liées à la mobilisation de nombreux instituteurs, il décroche son certificat d’études primaires. Puis il suit un enseignement de sylviculteur pour devenir pépiniériste.
Dès l’age de 9 ans il entend parler, dans sa famille, - son père et sa mère sont des Résistants sarthois -  des exactions et des pillages commis par les nazis. Son père prisonnier s'est évadé en 1941. Toute la famille se lance dans la lutte active dès 1943 pour le compte des réseaux « Buckmaster », organisée autour d’un officier britannique et d’un radio parachutés. Le 1er Juin 1943, Jean Jacques entre officiellement dans le réseau Hercule-Sacristain-Buckmaster en qualité d’agent P1. Il a 11 ans et 11 mois. Il sert de courrier et transporte des messages dissimulés dans le guidon et la pompe de son vélo. Jean-Jacques  reçoit pour tâche de porter ou de récupérer les messages entre réseaux à l'hôtel de la Calandre au Mans où un radiateur sert de boîte à lettres. 25 km aller, 25 km retour en une seule journée pour cet agent de liaison de 12 ans...
Au cours d'une mission d'observation, en jouant au cerf-volant, il peut s'approcher assez près du terrain d'aviation du Mans pour voir que les trois escadrilles de Junkers sont en bois, information qui est transmise à Londres. Jean-Jacques accomplit également des missions de guet et de balisage pour assurer les parachutages d'armes successifs en provenance de Grande-Bretagne qui alimentent les maquisards. Sa famille héberge pendant trois mois, trois pilotes alliés abattus en France. Jean Jacques fait passer un aviateur américain devant les Allemands en prétendant que c’est son frère sourd-muet. 
Dénoncés, ses parents sont arrêtés le 2 Novembre 1943 et lui-même recherché ; Il se cache à Chartres puis à Paris où il connaît une période très difficile, sans papiers, sans carte d’alimentation. Il survit au moyen de petits boulots.  Les services secrets britanniques, qui ont retrouvé sa trace, le rapatrient dans le secteur du Mans où il se cache chez l’Abbé Berthe, à Parigné-le-Pôlin. En août 1944, il rentre en Sarthe libérée où il s'engage dans les FFI - Forces Françaises de l'Intérieur -à  13 ans, pour participer à la poursuite des Allemands en déroute. Trop jeune pour s'engager chez les FFL -Forces Françaises Libres- il est récupéré par les Anglais et envoyé Angleterre dans diverses familles.
A la Libération, il retrouve ses parents qui rentrent de déportation très éprouvés par les mauvais traitements; tous retrouvent leur maison ravagée par la gestapo. La famille est enfin réunie ; sa mère internée à Ravensbrück (avec Geneviève de Gaulle), puis à Hollechen décède en 1949, affaiblie par le typhus et les poumons brûlés par les vapeurs de poudre à canon, souvenir du travail forcé dans une usine d’armement.
A 12 ans 1 mois et 12 jours Jean-Jacques reçoit la Croix de Guerre à l’ordre du corps d’armée, avec étoile de vermeil. Le Général de Gaulle le cite à l’ordre de la nation le 13 février 1946. Nos alliés américains en la personne du Général Dwight Eisenhower saluent son engagement en le décorant lui, son père et sa mère de la Croix de la Liberté. Il sera fait Chevalier de la Légion d’Honneur un peu tardivement au titre « qu’il a travaillé pour une puissance étrangère ». Proposé pour cette distinction à l’âge de 20 ans il l’a recevra en 1988 à 57 ans.
Il est titulaire de la Croix du Combattant de la Résistance, de la Croix du Combattant 1939/1945.
Il est membre de la Centurie des plus jeunes Croix de Guerre de France où il porte le n° d’ordre 001.
© J.J. AUDUC – Société des Volontaires. Centurie des plus jeunes Croix de Guerre.
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